Who's that guy??

Ponche - Cap Vert 2003

Je m'appelle Nicolas Zeches dit Nico ; j'ai 49 ans.
Originaire de l'Est de la France (Reims), j'habite la région parisienne depuis le début des années 1990, début de mes études d'ingénieur.
Autant dire que, hormis un intérêt tout relatif pour la mécanique des fluides, rien ne me prédestinait à devenir champion de quelque sport nautique que ce soit, et de de funboard en particulier. Ce qui tombe plutôt bien, si j'en juge les faits... :)

J'ai "chopé le virus" en 1998, pour autant je ne ne suis pas ce qu'on appelle un pur passionné, qui ne vit que par et pour le funboard dans son minibus garé au bord d'une plage ventée, bien que ma chère et tendre, que j'abandonne trop fréquemment le week-end au moindre bruissement des feuilles, et à qui j'inflige régulièrement des vacances sur des plages où le sable a du mal à tenir au sol, puisse être tentée de prétendre le contraire.

Comme tous les franciliens, j'ai une pratique occasionnelle, conditionnée par le bon vouloir d'Eole pour faire souffler un poussif 15km/h le week-end sur l'intérieur des terres, ou la possibilité de couvrir les quelques 200km qui nous séparent de la mer...

Mon terrain de jeu se résume ainsi essentiellement aux plans d'eau plate [(c) Egui] de la région, et quelques (trop) rares escapades maritimes en Normandie ou en Bretagne.


Génèse d'un windsurfer

J'ai débuté la planche en 1998 (déjà 8 ans!!!) au Club Med de Kemer (Turquie), dans des conditions pétolesques, idéales pour faire ses premières armes, au soleil, le temps de de me familiariser avec le vent, des débuts bien sportifs sur une planche à dérive type Bic Melody transformée en savonnette par la crème solaire, de surcroît amarrée à un corps mort pour éviter aux débutants de se retrouver en perdition sur le plan d'eau ; les premiers pas consistèrent donc à relever incessamment au tire-veille la "zolie" voile triangulaire rose et jaune (avec 2 lattes!), bien orienter la planche et le grément, et faire démarrer l'ensemble pour un bord jamais bien long, l'opération se terminant irrémédiablement à l'eau dès l'amarre se met en tension.
Ayant ainsi fait mes preuves pendant quelques jours, j'ai enfin obtenu la permission d'aller me promener sur le plan d'eau pour y apprendre à me diriger par rapport au vent. Une expérience qui me valut quelques glorieux retours au bord en bateau de sécu, après force gesticulations assis au large sur ma planche sous un soleil de plomb.

Pris du virus, j'ai enchainé sur un week-end automnal de 3 jours en stage UCPA sur grande planche à l'Aber Wrac'h, au cours duquel j'ai rapidement compris l'origine éthymologique du mot "baston" ; le vent affichait régulièrement un bon 5 beaufort encore accéléré par l'Aber. Le relevé de voile au tire-veille se révélait plutôt sportif et funambulatoire, pimenté par une houle de travers et un courant de marée qui nous ramenaient constamment tantôt contre la digue, tantôt échoués à l'intérieur de l'Aber. Ces manoeuvres ont d'ailleurs confirmé le caractère indestructible de ces bonnes vieilles planches-école Bic en ASA, et de mon crâne face au mat époxy.
Pour corser l'affaire, la navigation se faisait en travers au chenal par lequel passaient moults chalutiers, ce qui m'a valu quelques frayeurs de collisions où j'ai plusieurs fois cru ma dernière heure arrivée, déclenchant l'hilarité des marins bretons jouant de la corne de brume...

De retour à Paris, et bien décidé à persévérer dans mon délire windsurfesque en mode autodidacte, j'ai mis à profit les soldes chez D*c*th**n pour acquérir une combinaison intégrale en promo , indispensable accessoire pour naviguer dans nos contrées septentrionales. A cette époque j'allais régulièrement, avec mon frère d'armes Toby-Gere, louer du matos à la Grande Paroisse (77) ou à l'UCPA de Vaires-sur-Marne. La valse des saisons et mes progrès techniques aidant, je suis donc descendu progressivement en volume et en température, pour terminer l'année sur une session mémorable de début décembre, engoncé tel un bibendum dans mon intégrale enfilée par dessus un shorty prêté pour l'occasion ; ce jour là, la seule vue des berges prises dans la glace a eu raison de mon incorrigible habitude de tomber à l'eau au virement de bord.

Après une pause hivernale, la saison suivante fut marquée par un trip "débutant funboard" UCPA à Essaouira, où le vent fort m'a permis de m'essayer aux joies du harnais et des premiers catapultages... Les quelques instants de planing que j'ai eu le bonheur de connaître entre deux mises en orbite, furent le déclic que connut chaque funboarder, ce frisson auquel on devient définitivement accro, lorsque le flotteur déjauge et accélère tout à coup, volant à la surface de l'eau.

En rentrant, j'ai donc décidé de passer le stade ultime du mordu : l'acquisition de mon propre matériel. Comme je navigue essentiellement sur lac en région parisienne, je me suis d'abord équipé d'une Bic Veloce 298 qui, avec ses 137 litres, m'a permis de débuter le fun sans trop galérer, et qui me sert encore aujourd'hui. D'abord mariée à une voile de 5.7 pour commencer, ces chenapans ont fait des petits au point d'encombrer le garage, pour me permettre aujourd'hui de naviguer dans un peu toutes les conditions.

Depuis, je continue sur ma lancée en progressant laborieusement pour atteindre un niveau "débrouillé". Pour compenser des conditions pétolesques qui sévissent trop souvent en région parisienne, je profite de temps en temps des week-ends dépressionnaires pour faire quelques sorties en mer, en Normandie ou en Bretagne Sud avec Fred, infortuné francilien comme moi, mais breton de souche. J'ai complété cet "entraînement de fond" par plusieurs voyages dans des destinations windsurf "à la mode": à Margarita, Sainte-Lucie, Safaga ou au Cap Vert, ce qui m'a permis, dans des conditions de vent (presque) garanti et un environnement climatique plus "motivant", de maîtriser le waterstart, le harnais, le planing ou les footstraps.

Il faut bien reconnaître que les statistiques de vent dans la région parisienne sont assez erratiques, notamment les week-ends, et il semble difficile de dépasser la dizaine de sessions par an. Aussi, je multiplie les excursions vers la Normandie ou la Picardie, et je cherche à étendre la plage d'utilisation de mon matériel pour pouvoir naviguer dans la pétole et boucler enfin mes premiers jibes.